(English version here)

Bienvenue sur mon blog!

Nous voici déjà au 26e chapitre de L’artiste vit derrière la scène, où je raconte ce qui m’a amené à abandonner un projet de longue date, une décision qui fait pleinement de sens en ce moment et qui peut-être dans le futur, repointera le bout du nez si cela doit être.

Comme à l’habitude, je vous partage une image pour débuter votre méditation de la semaine. Si vous avez manqué le billet de la semaine dernière qui expliquait la raison derrière ces partages, je vous invite à en prendre connaissance: Pratique de méditation.

Bonne méditation et bonne lecture!

1)

P1030604

  2) «Projet de galerie en péril» chapitre 26 de L’artiste vit derrière la scène

17 avril 2018 – Depuis plusieurs années, Fleuressence s’imaginait avoir sa propre petite galerie à la maison, comme certains des artistes qu’elle a rencontré en Nouvelle-Zélande. Elle voyait son studio annexé à la galerie et la possibilité pour le visiteur de voir son environnement de travail. Grâce à un logiciel trouvé sur internet, l’artiste avait créé maintes versions de sa future maison et gentiment, elle s’était faite à l’idée d’offrir des ateliers et des cours pour inciter les gens à venir dans son petit commerce.

Bien que le rêve était né en Nouvelle-Zélande, c’est au Québec qu’elle le voyait s’accomplir. À peine de retour au Canada, son mari et elle cherchaient déjà un terrain sur lequel bâtir la fameuse maison. Ils regardèrent près des grands axes routiers et près des endroits touristiques des Laurentides, là où beaucoup viennent apprécier l’hiver avec les pistes de ski et de raquettes, l’été pour les sports nautiques et les marches en forêt, et l’automne pour la beauté époustouflante des couleurs des arbres.

Fleuressence s’était étonnée de ne pas trouvée déjà une panoplie de galerie à la maison, considérant qu’un grand bassin d’artistes peuplent la région. Seule la ville de Saint-Sauveur regroupe plusieurs galeries sur sa rue principale; certainement un endroit privilégié pour montrer ses œuvres.

Après plusieurs jours de recherche, un terrain situé sur une route assez passante et juste avant une entreprise oeuvrant dans un domaine connexe à la clientèle ciblée par l’artiste semble la solution parfaite. Un gros cap de roche occupe une bonne partie du terrain, mais il y a suffisamment d’espace pour construire sur l’autre partie. Fleuressence ajuste ses plans de maison pour les adapter à l’aire disponible. Mais juste avant de rencontrer l’agent immobilier, une visite à la ville pour collecter quelques renseignements vient assombrir le projet. Le terrain est en zone forestière, impossible d’y construire un commerce et même un simple studio d’artiste est limité à une grandeur qui paraît ridiculement petite pour Fleuressence qui commence à travailler sur de plus grands tableaux.

Chaque ville a ses propres règles, mais la ville d’à côté n’est guère mieux. En fait, il semble que la seule possibilité pour avoir une galerie est de vivre en zone commerciale. En d’autres mots, en pleine ville avec des terrains juste assez gros pour accueillir un bâtiment. Pas de zone de jardinage, pas de vue intéressante, pas d’intimité ni de calme visuel ou sonore. En quelque sorte, l’opposé de ce qu’ils cherchaient.

Il y a un choix à faire : vivre en pleine ville et prendre la voiture pour aller faire du plein air et voir un peu de nature, en ayant son commerce à la maison ou vivre en pleine nature (ou presque) et trouver une galerie pour la représenter. Fleuressence préfère la deuxième option. Elle avait de toute façon planifié de ce trouver des endroits où exposer à Montréal et dans d’autres villes. La réelle adaptation de son rêve est au niveau de sa routine journalière. Elle n’aura pas à gérer un commerce. Du moins, pas pour le moment, car rien n’empêche d’avoir une galerie en ville si la possibilité se présente plus tard.

Fleuressence ne sait pas si elle est déçue ou soulagée. La galerie aurait été une bonne motivation pour créer et développer des produits connexes avec ses œuvres. Sans cela, toute sa concentration va sur ses peintures. Toutefois, ne connaissant pas encore la réception de son travail auprès des Québécois et des touristes de la région, la galerie était certainement une étape trop tôt dans l’ordre des choses, un pas vers une zone de confort qu’il faut dépasser. Alors que concrètement, rien n’a changé dans sa vie du moment, elle a effacé quelques lignes de son plan d’action. L’avenir dira où elle placera les prochaines.

 

Merci du temps que vous avez pris pour lire ce texte. J’espère qu’il vous aura inspiré à revisiter vos propres projets en regardant chaque aspect de la réalité qu’ils ont le potentiel de créer. Par expérience, je sais que ma zone de confort n’est pas forcément ce qui est le plus facile à réaliser, mais plutôt ce qui peut m’ancrer dans une routine que je contrôle. Le fait de ne pas avoir ma propre galerie va m’obliger à bâtir des liens avec d’autres personnes et/ou à repenser la façon de promouvoir mon art, trouver une autre manière d’établir des contacts avec des ‘clients’ potentiels.

La semaine prochaine, je questionne mon engagement face à ce blog. Devrais-je le continuer ou non? À bientôt!

Passez une belle semaine

Paix et lumière

Fleuressence

 

Publicités

One Reply to “Projet de galerie en péril”

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :