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Bienvenue sur mon blog!

Cette semaine, le chapitre 24 de L’artiste vit derrière la scène rapporte quelques oeuvre vues à l’exposition hivernale de l’Art Souterrain de Montréal, dont le thème était le travail. Un mois après avoir écrit ce chapitre, je retournais sur le marché du travail, pour un emploi à temps partiel, qui malgré tout occupe la majorité de mes journées. Ce n’est pas évident de continuer à créer et de trouver un équilibre avec un horaire un peu trop organique. Sûrement comme plusieurs d’entre vous à cette période-ci, je suis en pleine transition dans plusieurs domaines de ma vie. Pour l’instant, je pratique ma flexibilité. Avec mon nouveau chez-moi et l’arrivée très prochaine de mon matériel artistique, j’entrevois mes futures sessions créatives et je me réjouis de bientôt recommencer la peinture intuitive. L’idée que j’effleure dans mon texte à propos de formations a fleuri depuis. Toutefois, j’ai de la recherche et de l’expérimentation à faire. Choses que je mettrai à mon programme lorsque j’aurai une routine un peu plus stable.

Comme je viens de déménager, je n’ai pas retravaillé mes oeuvres en cours. Mon studio n’est d’ailleurs pas encore tout à fait installé. Ce billet sera donc uniquement en deux parties. Je vous invite à méditer sur l’image suivante avant votre lecture du texte créatif.

1)DSC_0308

2) « Le travail» chapitre 24 de L’artiste vit derrière la scène

3 avril 2018 – Fleuressence et son compagnon de vie prennent une journée pour aller marcher dans les souterrains de Montréal où l’évènement de l’Art souterrain est en sur le point de terminer. L’artiste se rappelle lorsqu’elle y est allé il y a plus de cinq ans, elle avait adoré les installations un peu étrange. Le thème à cette époque lui échappe. Pour cette dixième édition, il y a beaucoup de photographies, ce qui déçoit un peu Fleuressence qui préfère le 3D et la peinture. Toutefois, le sujet n’est pas banal et coïncide tout à fait avec ses réflexions du moment. Il est question de la notion de travail. Un artiste français du nom de Julien Prévieux présente quelques exemples parmi les milliers de lettre de motivation qu’il a envoyé à des compagnies pour répondre à leur offre d’emploi. Les lettres sont en fait remplies de raisons pourquoi chaque compagnie ne devrait pas l’engager. Il est clair, par la réponse de la plupart des compagnies, que la lettre de l’artiste n’a pas été lue ou qu’il n’a pas été jugé nécessaire d’y répondre d’une façon plus personnel. À la place une lettre générique rend la situation comique.

Pour sa part, Paolo Patrizi présente des images des lieux de travail de prostitués nigériennes immigrées en Italie dans les années 1980. Vieux matelas, cartons sals étendus sur le sol et entourés de végétation; un lit perdu dans les bois.

Fleuressence apprécie particulièrement l’œuvre de Ciprian Homorodean qui a regroupé sur un mur trois cents affiches pour des services de travailleurs. Il met non seulement au même niveau tout type de travail, mais également, il souligne la réalité de bien des artistes : il faut un autre travail pour subvenir à ses besoins.

Peut-être que pour les non-artistes, c’est normal d’avoir à occuper un travail régulier et que c’est ainsi que tout le monde devrait vivre. Par son expérience, Fleuressence sait qu’un emploi à temps plein ne lui permet pas d’avoir suffisamment d’énergie et de temps pour ensuite remplir son devoir d’artiste. C’est pour cela qu’elle cherche un emploi à temps partiel. Elle constate toutefois que pour la plupart des entreprises, un temps partiel est parfois 32h par semaine. Aussi, en dehors des emplois au salaire minimum qui ne requiert aucune expérience et de ceux dans le domaine de la santé pour lesquels il faut une formation qu’elle n’a pas, il n’y a pas grand chose de disponible.

Quelques jours plus tard, son compagnon remarque un signe pour des ateliers créatifs sur le bord d’une rue. Malgré ses recherches, Fleuressence n’avait pas trouvé cet organisme sur internet, qui possède pourtant une page. En la visitant, l’artiste remarque qu’ils recherchent des professeurs pour donner des cours et des ateliers. A-t-elle ce qu’il faut pour appliquer? Il n’y a pas de dates pour soumettre sa candidature, ce qui lui fait penser que la demande est constante et varie au fil de l’année et de la participation de chacun, en tant que prof ou d’élève. C’est certainement l’endroit idéal pour briser la glace. Elle n’est toutefois pas convaincue d’avoir tout ce qu’il faut pour aider les autres dans leur projet, surtout si les élèves cherchent à reproduire quelque chose avec réalisme, ce qui n’a jamais été un projet pour elle. Fleuressence décide de prendre quelques semaines pour approfondir les techniques de base et les pratiquer à nouveau avant d’appliquer sur le poste. Cela donnera le temps à son matériel d’arriver au Canada au cas où un portfolio est demandé lors de l’entrevue.

En attendant, elle visualise un peu chaque jour ce qu’elle a à offrir, alors qu’elle pratique la maîtrise de son art.

 

Merci d’avoir pris le temps de lire ce billet. La semaine prochaine, mon texte créatif portera sur la pratique de méditation. Si vous vous demandez pourquoi je propose une image sur laquelle méditer à chaque semaine, ça sera votre chance de comprendre un peu mieux mon travail. J’espère donc vous retrouvez la semaine prochaine!

Paix et Lumière

Fleuressence

 

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One Reply to “Le travail”

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