(English version here)

Bienvenue sur mon blog!

Cette semaine, l’image pour la méditation est pleine de douceur et de calme, invitant à prendre le temps de faire le point avec soi-même et de relaxer.

En deuxième partie, le texte créatif de ma chronique L’artiste vit derrière la scène donne la vedette à la carte d’affaires et ce qu’elle représente.

Puis, quelques rappels de mes dernières dates d’expositions à Nelson.

1)

Pour monochrome

 

2) « Carte d’affaires » chapitre 3 de L’artiste vit derrière la scène

11 décembre 2017 –  En triant une boîte fourretout, Fleuressence trouve ses trois modèles de carte d’affaires. La plus ancienne ne contenait qu’un site internet qu’elle n’utilise plus. Elle avait fait la seconde pour ajouter l’adresse de la galerie collective où ses œuvres étaient exposées à l’année. Après avoir changé d’adresse pour son site internet, faisant le grand saut en achetant son propre domaine, il a bien fallu faire une troisième version contenant les informations à jour. Comme un jeu de dominos, un petit geste pour améliorer sa visibilité a parfois un impact sur chacun des éléments y participant déjà.

Elle se rappelle ses débuts, lorsqu’elle affichait ses premières œuvres, dont la plupart ont pris le chemin du bac de recyclage avec le temps. Elle avait essayé tellement de sites différents (see.me, deviant art, pinterest, et d’autres dont les noms lui échappent aujourd’hui) qu’elle avait dû se faire une liste contenant ses noms d’utilisateurs et ses mots de passe. Inutile de dire que la tâche est rapidement devenue trop lourde pour le peu de résultat.

Les médias sociaux permettent de créer des toiles, favoriser les contacts et les échanges. En même temps, ils aspirent le temps, raccourcissant les jours et les périodes de créations.

À travers ses trois designs de carte d’affaires, elle voit sa propre évolution en tant qu’artiste. Quatre ans de travail à temps plein et pourtant, l’un de ses défis est encore d’apprendre à établir des connections entre son métier et les gens croisant son chemin. Il serait peut-être plus simple de sortir avec une étiquette sur le front. À la place, son tatouage de cou et ses cheveux aux couleurs parfois chimiques et vibrantes attirent l’attention. À maintes reprises, ses distinctions physiques ont permis le début d’une conversation. Son corps tel une carte d’affaire, un peu comme ces voitures qui circulent avec des logos de compagnies…

Parfois, Fleuressence se laisse prendre dans une conversation sans penser à donner une clé pour accéder à son monde. Plus rapide sur la gâchette, son amoureux sort le morceau de carton de son porte-feuille et le tend vers un fan potentiel. La carte d’affaire est rangée dans une poche ou une sacoche inconnue. Aussitôt, l’artiste accède mentalement au contenu de son site web. Est-il à la hauteur de ses créations? Aura-t-il un impact suffisant pour qu’une nouvelle histoire se développe?

Combien de cartes d’affaires sont collectionnées avec un désir sincère de garder contact avec une personne et voient leur destinée dans le bac de recyclage avant d’avoir accompli leur mission? Et même si l’adresse web de l’artiste rejoint la liste des ‘bookmarks’, fera-t-elle partie des rares pages privilégiées visitées de temps en temps?

Fleuressence sait que non seulement, elle doit apprendre à dégainer sa carte d’affaire à temps, mais tel un arc-en-ciel prometteur de pots d’or, elle doit séduire le receveur, pour que plusieurs heures, voire plusieurs jours ou semaines plus tard, lorsque la carte est retrouvée, le désir de consulter le site soit renouvelé. Enfin, une fois entré dans sa petite maison virtuelle, il faut que celle-ci soit assez intéressante et accueillante pour encourager le nouveau visiteur à découvrir ses différentes sections. Ultimement, le visiteur y trouvera quelque chose qui l’encouragera à revenir visiter les lieux. Par conséquent, ces lieux devront être réinventés et améliorer régulièrement afin de ne pas devenir ennuyant. Fastoche! Il suffit d’aligner tous les éléments du système solaire pour un succès garantit!

L’artiste a consulté plusieurs sites donnant des conseils de marketing. Il est bien évident que les gens vont retourner là où un besoin est comblé. Il n’est pas rare que des compagnies créent ou suggèrent très fortement des besoins afin de pouvoir ensuite y répondre. La technique fonctionne assurément et a été reprise maintes et maintes fois au détriment de l’environnement, mais aussi de notre habilité à être reconnaissant pour les choses que l’on a déjà. Il existe toute sorte de dépendance et celle de la surconsommation est peut-être encore trop taboue pour en parler. Il y a bien quelques émissions de télé qui montrent comment une équipe de professionnels peut décongestionner une maison dont les habitants achètent compulsivement et ne jettent jamais rien. Le résultat étant des murs intérieurs créés par des articles en tout genre qui finissent par restreindre la mobilité de leur propriétaire.

Chaque fois que Fleuressence sort sa carte d’affaires pour l’offrir à quelqu’un, elle a une arrière-pensée sur les abus de consommation. Divisée entre le désir de répandre son art pour ces diverses vertus et la vision d’un environnement sain, elle se questionne sur le volume de l’objet et sa raison d’être. « Suis-je en train d’essayer de combattre le feu par le feu? Existe-t-il une autre façon de procéder? Il existe quelques formes d’art qui ne laissent pas de traces, toutefois, est-ce vraiment ma note? »

Il est bien évident que peu importe qu’elle sorte sa carte d’affaires ou non, les gens vont décorer leur maison. La grande majorité le fera en achetant des articles faits dans des pays pauvres, dans des conditions probablement inacceptables pour nos sociétés « développées », mais qu’ironiquement sont encouragés par notre pouvoir d’achat. Des achats qui n’ont pas plus de conscience que les autres étapes de production. Des achats « cheaps » dans tous les sens du terme.

À défaut de ne pas être parfait d’un point de vue physique, car la peinture, sans être toxique, ne se dégrade pas comme une fibre naturelle, Fleuressence espère que sa contribution artistique réussisse à ouvrir la conscience. « Si on agit avec conscience, nous saurons faire des choix plus éclairés pour notre société et notre environnement. »

 

3) A3 Poster Shifting_Page_2

C’est la dernière semaine pour aller voir mon exposition Shifting à la galerie Art@203. Pour des raisons de santé, il n’y a pas eu autant de reconfiguration de l’espace que prévu au cours de la deuxième semaine, mais les oeuvres reprendront leur mouvement à partir de demain.

Aussi, à ne pas manquer, du 26 au 28 janvier, je serai à Evolve Festival au Founders Park, pour ma dernière exposition en Nouvelle-Zélande! http://www.evolvefestival.co.nz/

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One Reply to “Carte d’affaires”

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